Quant à savoir si le non paiement des loyers échus dès le mois d’avril 2010, y compris dans le délai comminatoire, valait déclaration de compensation par acte concluant, il ne s’agit pas en l’occurrence de déterminer quelle était la volonté subjective de l’appelante, à partir d’indices qu’elle n’énonce aucunement, mais bien de savoir si, dans le contexte des relations antérieures entre parties, le non paiement des loyers devait objectivement s’interpréter comme une manifestation de volonté de compensation. Cette question, dont on verra plus loin si elle revêt une portée, relève donc de l’application du principe de la confiance, soit d’un point de droit.