La décision de première instance rappelle correctement les principes relatifs à l’application de l’article 178 CC, lequel permet de restreindre le pouvoir de disposition d’un époux sur certains de ses biens sans le consentement de son conjoint, afin de garantir l’exécution des obligations pécuniaires du premier face au second, qu'elles découlent des effets généraux de mariage ou du régime matrimonial. L’époux requérant « doit rendre vraisemblable, sur le vu d’indices objectifs, l’existence d’une mise en danger sérieuse et actuelle » (arrêt du Tribunal fédéral du 24.06.2011 [5A_771/2010] c. 6.1 avec référence aux ATF 118 II 378 et 120 III 67).