Toujours est-il que le tribunal saisi était compétent pour statuer en mesures provisionnelles, son incompétence au fond n’étant pas manifeste. 3. La décision de première instance rappelle correctement les principes relatifs à l’application de l’article 178 CC, lequel permet de restreindre le pouvoir de disposition d’un époux sur certains de ses biens sans le consentement de son conjoint, afin de garantir l’exécution des obligations pécuniaires du premier face au second, qu'elles découlent des effets généraux de mariage ou du régime matrimonial.