mais il répond à « la nécessité de pouvoir établir si, et à quel moment, le destinataire s’est vu remettre l’acte » (Bohnet / Brügger, La notification en procédure civile suisse, RDS 2010, p. 161). Le récépissé retourné par l’avocat destinataire équivaut pour sa part, en force probante, à la déclaration d’une partie, ce qui pourrait un jour ou l’autre engager la responsabilité de l’Etat face à l’autre partie, si la date de notification détermine les droits de cette dernière. C’est le principe d’égalité de traitement qui postule des règles de notification claires et uniformes (ATF 123 III 492, JT 1999 II 111).