Même si la difficulté pratique d'exercer ce droit s'accroît proportionnellement à la distance qui sépare les intéressés, cela ne constitue pas en soi un motif d'interdire à l'époux séparé titulaire exclusif du droit de garde de déménager à l'étranger, du moins si des relations personnelles avec l'autre parent restent possibles et si le déménagement est objectivement fond. Il serait inadmissible d'imposer à celui des parents qui assume le poids de l'éducation des enfants le devoir de fait de résider à proximité de l'autre parent qui n'a qu'un droit de visite et donc d'interdire au premier de déménager même à l'intérieur de la Suisse.