Elle n'a du reste aucunement protesté lorsqu'elle a reçu pour 2005 un bonus de plus de 20 % inférieur à celui versé en 2004. Comme l'intimée n'a manifestement pas retrouvé l'entière confiance de son employeur depuis l'entretien de mars 2006, puisqu'elle a au contraire été licenciée le 23 janvier 2008, il ne se justifiait pas de retenir pour les années 2006, 2007 et 2008 prorata temporis, un montant de bonus annuel supérieur à celui versé pour 2005, soit 100'000 francs brut. Sur ce point, le jugement de première instance doit donc être réformé.