De toute manière, indépendamment du fondement des griefs articulés par l’appelante quant à la qualité du travail de l’intimée et au comportement de celle-ci, le bonus, qui lui avait été alloué sans réserve pendant cinq années consécutives et qui constituait une composante de son salaire, ne pouvait être supprimé sans avertissement préalable, en application des règles de la bonne foi. Les remarques qui ont été faites à l'intimée lors de l'entretien de mars 2006 ne pouvaient être comprises comme ayant le caractère d'un avertissement puisque, deux mois après cette discussion, un important bonus a été versé à la prénommée pour l'année 2005, sans aucune explication ni commentaire.