Certes, sa situation d’emploi et surtout de logement est particulièrement incertaine, ce qui faisait apparaître la mesure décidée comme sécurisante, mais on ne peut évidemment justifier, à long terme, un retrait de garde par des difficultés d’hébergement, si celles-ci ne traduisent pas une incapacité plus profonde à organiser sa vie et celle de l’enfant. 5. La décision attaquée ne fixait pas la durée du placement, sans doute dans la perspective d’adapter la mesure à l’évolution des circonstances (art. 315 a al. 2 CC), mais le rapport OPE du 26 octobre 2011 préconisait un placement de durée limitée, à tout le moins dans un premier temps.