En bref, les demandeurs soutiennent que la défenderesse a commis une faute grave en laissant subsister un passage à niveau non gardé, signalé par une simple croix de St-André, alors que la dangerosité du passage en question était connue de la défenderesse avant la survenance de l'accident du 23 décembre 1995, puisqu'elle avait déjà envisagé en 1994 de supprimer ce passage à niveau et que d'autres accidents avaient eu lieu précédemment au même endroit. Ils relèvent en outre que le trafic ferroviaire sur cette ligne ne saurait être qualifié de faible, le nombre de trains par jour s'élevant à 56 pendant la semaine et 52 le week-end.