Ils concluaient en outre à ce que la défenderesse soit condamnée à payer à F.B. la somme de 7'785.90 francs plus intérêts à 5 % l'an dès le 24 décembre 1995 au titre d'indemnité pour le dommage matériel subi. En bref, les demandeurs soutiennent que la défenderesse a commis une faute grave en laissant subsister un passage à niveau non gardé, signalé par une simple croix de St-André, alors que la dangerosité du passage en question était connue de la défenderesse avant la survenance de l'accident du 23 décembre 1995, puisqu'elle avait déjà envisagé en 1994 de supprimer ce passage à niveau et que d'autres accidents avaient eu lieu précédemment au même endroit.