Le 27 avril 1995, les deux parties ont su que ce fait qu'elles tenaient pour certain était devenu un fait incertain. aa) Le 27 avril, la défenderesse a reçu le fax du demandeur ainsi que la copie des deux fax que T. avait envoyé à B.. Aucun de ces trois documents ne devait l'amener à conserver sa certitude quant à la conclusion d'un contrat entre T. et le demandeur. Certes, le fax de B. parle de signature du contrat le 5 mai, mais l'emploi du verbe "sollen" en fait une probabilité et non une certitude. De langue maternelle allemande, les organes de la défenderesse ne pouvaient être induit en erreur par le verbe utilisé par un cocontractant également de langue maternelle allemande.