Il s'agit d'une question d'appréciation (art.4 CC). Il n'existe pas, à charge de l'acquéreur, un devoir général de se renseigner sur le pouvoir de disposition de l'aliénateur. Lorsque existent, en revanche, des motifs concrets qui font douter de l'existence de ce pouvoir, l'acquéreur doit se renseigner (ATF 123 III 1, SJ 1996 p.384 et les références citées). En l'occurrence, E. a acheté du matériel dans des circonstances qui auraient dû l'amener à s'interroger. En effet, il a expliqué qu'il avait rencontré par hasard le vendeur, qui lui était inconnu, alors qu'il se rendait à des enchères.