Il est sans aucun doute vrai qu'avec des pensions ainsi réduites, la mère, qui ne paraît réaliser de son côté qu'un revenu mensuel de l'ordre de 1'000 francs comme coiffeuse indépendante, ne parvient pas à "nouer les deux bouts". Ce n'est cependant pas un motif de maintenir les pensions en faveur des enfants à un niveau artificiellement élevé, hors de proportion avec les revenus de leur père : celles-ci ne sont en effet pas destinées, par un effet de correction du jugement de divorce étranger à l'article 157 CC, à combler les revenus insuffisants de leur mère qui, au moment du divorce, a renoncé à toute rente ou pension pour elle-même. 5.