Au vu des revenus actuels et pour l'heure prévisibles du père, le montant des pensions pour l'entretien des enfants, tel qu'il résulte du jugement entrepris, correspond assurément à l'effort financier maximum que l'on peut exiger de l'intimé, puisqu'une fois les pensions payées, ce dernier ne dispose pratiquement plus pour lui-même que du minimum vital. Il est sans aucun doute vrai qu'avec des pensions ainsi réduites, la mère, qui ne paraît réaliser de son côté qu'un revenu mensuel de l'ordre de 1'000 francs comme coiffeuse indépendante, ne parvient pas à "nouer les deux bouts".