d et e ci-dessus. On ne saurait dire, en effet, que dans les dernières années d'échanges commerciaux entre parties, M. SA ait manifesté ce qui fait le propre de la vente, soit l'engagement de transférer la propriété de toute la matière livrée. Les parties savaient l'une et l'autre que, dans le cours normal des choses, une grande partie de l'or livré reviendrait à la défenderesse, ce qui est décidément incompatible avec une vente ordinaire. La question se poserait en termes différents si M. SA avait adressé des factures, même dites pro forma, pour la matière livrée et dans l'attente de son retour partiel.