La construction juridique du prêt de consommation assorti d'une réserve de propriété n'est pas plus convaincante. D'une part, c'est précisément le transfert de propriété d'une chose fongible, pour une certaine durée, qui fait le trait essentiel du prêt de consommation (Tercier, op. cit., N. 2354),en sorte qu'il est vidé de sa substance s'il s'accompagne d'une réserve de propriété. En outre, l'or qui était consommé en l'espèce n'était justement pas restitué en mêmes nature et quantité, alors que le solde restitué n'avait pas à proprement parler été utilisé et était physiquement le même or que celui livré.