Les déchets, représentant environ 95 % de la masse d'or initialement livrée, étaient retournés à M. SA pour récupération et retraitement. La défenderesse tenait à cette fin un "compte poids", numéro 592010 0020 01, au nom de L. SA, dont les fréquentes variations de solde résultaient de factures et de notes de crédit. Sous réserve d'aménagements comptables et juridiques qui seront discutés plus loin, ce commerce circulaire s'est poursuivi jusqu'à la faillite de L. SA, prononcée par le Tribunal civil du district de La Chaux-de-Fonds le 2 mai 1994, sur déclaration d'insolvabilité. B.