Il est vrai que la banque, dûment tenue au courant par le demandeur, a prêté la main à la construction de cet important mais vulnérable édifice et qu'elle n'a pas eu à chaque instant une attitude exempte de tout reproche. Ainsi, elle n'a par exemple pas hésité à représenter le demandeur, par l'intermédiaire de son directeur, à l'occasion de la vente par Z. au demandeur puis de la revente le même jour du deuxième au premier, du fonds de commerce du pub C., opération dont le seul but compréhensible était la création artificielle d'une réserve de propriété en faveur du demandeur, qu'il a cédée, toujours représenté par le même directeur, le même jour à la banque.