On observera en outre que dans une relation de crédit, les deux parties poursuivent, de façon parfaitement légitime, des buts distincts qui leur sont propres et peuvent entrer en conflit. On ne saurait dans ce cas exiger de la banque qu'elle fasse passer ses intérêts au second plan pour mieux défendre ceux de son client, au risque de devenir, ce qu'elle ne doit pas être, son associé (Montavon, op. cit., p. 6; Chaudet, op. cit., p. 46 et 47). 3. En l'espèce, les parties n'ont pas conclu un contrat de gérance de fortune.