S'il apparaît que le client n'a aucune idée des risques qu'il court, la banque doit l'y rendre attentif. Les exigences liées au devoir d'information de la banque sont toutefois plus élevées lorsque le mandant ne spécule pas seulement avec sa fortune mais également avec les crédits de la banque ( ATF 119 II 333, jurisprudence reprise le 7.10.1997, v. SJ 1998, p. 689). On observera en outre que dans une relation de crédit, les deux parties poursuivent, de façon parfaitement légitime, des buts distincts qui leur sont propres et peuvent entrer en conflit.