Le recours à la notion de contrat bancaire général ayant une existence autonome présente un côté artificiel qui ne tient pas compte de la réalité des opérations particulières et distinctes que les parties sont amenées à effectuer au fil de l'évolution de leurs relations. En l'espèce, on constate que demandeur et défenderesse ont conclu successivement divers contrats d'ouverture de crédit, présentant de nombreux traits communs avec des contrats de prêt (Guggenheim, Les contrats de la pratique bancaire suisse, 2e éd., 1989, p. 34, 123; Montavon, Le monde et la pratique bancaires suisses, 1995, Tome II, p. 9).