En l'espèce, le congé a été envoyé par la défenderesse le 15 juillet 1996, par pli recommandé. A cette période, la demanderesse n'était pas absente, comme en atteste sa fiche de timbrage du mois de juillet 1996 (D.6/4). Toutefois, elle n'a pas retiré l'envoi au guichet postal jusqu'au 23 juillet 1996 - dernier jour du délai de garde, inscrit sur la lettre elle-même - comme en atteste la mention "non-réclamé. Soumis à la taxe"., collée sur l'enveloppe, lors de son renvoi à la défenderesse le 13 août 1996.