Il leur fallait ensuite, le prix n'ayant pas été fixé d'avance, prouver la valeur de leur travail et de leurs dépenses (art.374 CO). Or, les demandeurs n'ont prouvé ni l'existence de l'ouvrage ni son prix de telle sorte que, même s'ils n'avaient pas donné de quittance pour solde de tous comptes le 9 mars 1996, la demande devrait être rejetée dans la mesure où elle se fonde sur le contrat d'entreprise. c) Les trois fondateurs et administrateurs de la défenderesse ont tous trois joué le rôle d'entrepreneur et ont ainsi eu un intérêt évident à la réalisation de l'ouvrage.