servir, soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention (art.18 CO). C'est à la lumière de cette disposition qu'il convient d'interpréter la lettre du 9 mars 1996. Aucun des signataires de la lettre n'a une formation juridique et, en mars 1996, aucun d'eux n'avait consulté un avocat. Il n'est pas rare que des non-juristes confondent les notions de créance et de dette. La notion de "solde de tous comptes" est plus claire et donne moins lieu à confusion. En l'espèce, la défenderesse n'avait aucun créance contre les demandeurs alors que ceux-ci avait fait valoir, le 22 janvier 1996, une créance de 59'000 francs dont la défenderesse contestait l'existence.