Avant l'introduction de la demande en divorce, les époux avaient déjà vécu séparés et les tentatives de reprises de la vie commune s'étaient soldées par un échec. Au surplus, au moment où le jugement a été rendu, ils vivaient séparés depuis 1992 sans interruption. L'administration des preuves n'a pas non plus démontré que la désunion était imputable à l'épouse, de sorte qu'elle était fondée à demander le divorce. Par ailleurs, il ressort du dossier, et notamment des avis médicaux qui s'y trouvent, que la demanderesse est à même d'apprécier sainement sa situation et les conséquences d'un divorce. 4.