Le défendeur n'avait alors plus d'influence sur le cours des événements, les parties à l'acte étant toutes deux représentées par leur propre mandataire. Lors de son interrogatoire, D. L. n'a du reste pas caché qu'en raison du retard pris par S. dans la terminaison des travaux, il aurait été prêt à signer le 15 juin 1990, mais autre chose que ce qui était prévu. Il comptait pouvoir négocier. Partant, le notaire n'était plus responsable de l'issue de la négociation. Plus que toute autre raison, ce refus durable des demandeurs – ou de leur ayant cause – de signer l'acte définitif, alors même que le prix de vente avait été payé, apparaît comme la vraie raison du dommage allégué.