Si le pacte d'emption a pu être inscrit au registre foncier sans difficulté le 20 juin 1990 sur la seule base de l'acte signé le 14 septembre 1989 et s'il a pu ainsi remplir sa fonction sans égard au sort de l'acte prévu pour être signé le 15 juin 1990, il n'a pas permis – et ne pouvait pas permettre – aux demandeurs de devenir propriétaires sans la collaboration du promettant-vendeur. Il suffit de voir quelles mentions doivent nécessairement figurer dans un acte de vente pour comprendre que le pacte d'emption ne pouvait pas les indiquer, à la date où il a été confectionné.