C'est effectivement un avis de doctrine autorisé (Steinauer, Les droits réels, tome II, Staempfli 2ème éd 1994, § 45, n.1695 ss). Par ailleurs, les promettant-acquéreurs s'étaient réservé une faculté de substitution, ce qui rendait d'autant plus nécessaire la signature d'un contrat de vente définitif. Si le pacte d'emption a pu être inscrit au registre foncier sans difficulté le 20 juin 1990 sur la seule base de l'acte signé le 14 septembre 1989 et s'il a pu ainsi remplir sa fonction sans égard au sort de l'acte prévu pour être signé le 15 juin 1990, il n'a pas permis – et ne pouvait pas permettre – aux demandeurs de devenir propriétaires sans la collaboration du promettant-vendeur.