Si ce pacte d'emption protégeait comme il se doit leurs bénéficiaires en cas d'aliénation à un tiers par le promettant-vendeur, il ne leur permettait en revanche pas d'obtenir le transfert sans une réquisition faite par le propriétaire actuel, voire en cas de refus de sa part, sans l'effet d'un jugement. Avant de répondre à V., mandataire des promettant-acquéreurs, le témoin a rapporté qu'elle s'était renseignée auprès de l'inspectorat du registre foncier et qu'elle disposait d'une certaine documentation, ”en particulier l'ouvrage du professeur Steinauer”. C'est effectivement un avis de doctrine autorisé (Steinauer, Les droits réels, tome II, Staempfli 2ème éd 1994, § 45, n.1695 ss).