Cette justification trouve tout particulièrement son application dans la présente espèce : on ne comprendrait en effet pas pourquoi les défendeurs devraient être exposés dix années durant à une éventuelle action en dommages-intérêts du demandeur, fondée sur l'é- chec d'une négociation portant sur des droits eux-mêmes éteints depuis longtemps en suite de péremption. M. a appris l'échec des pourparlers au plus tard à réception d'une lettre du 6 février 1996 de l'exécuteur testamentaire (D.10/25). C'est dès lors à juste titre que les défendeurs font valoir que son action en dommages-intérêts est prescrite : la requête du demandeur aux frères