Toutefois, si une reconnaissance peut revêtir la forme d'un testament (art.260 al.3 CC), il n'en va pas de même de sa contestation, qui ne peut intervenir que par la voie de l'action judiciaire (art.260a ss CC). Ni le défunt ni les défendeurs, qui ont appris au plus tard lors de la communication du testament les circonstances qui leur auraient éventuellement permis de contester la reconnaissance de leur demi-frère, n'ont ouvert action dans le délai de péremption (Stettler, Le droit suisse de la filiation in TDPS 1987, p.223) d'un an de l'article 265c al.1 CC. Partant, le demandeur est bien le fils du défunt et a, à ce titre, qualité d'héritier réservataire (art.471 CC).