Cette seule connaissance suffit, sans qu'il soit encore nécessaire que l'étendue de la lésion soit établie. Il en résulte que lorsque, comme en l'espèce, la réserve d'un héritier est de toute façon lésée, indépendamment de l'importance de la succession parce que sa qualité d'héritier est purement et simplement niée par une clause d'exhérédation, la prescription commence à courir dès la communication du testament, même si l'héritier réservataire n'est pas encore en mesure de chiffrer avec précision sa prétention. Une action non chiffrée est en conséquence recevable (ATF 121 III 249;