Sur le fond, les défendeurs soutiennent que nonobstant les assurances contraires qu'il lui a données, M. ne s'est approché de R.G. que dans le but de lui soutirer de l'argent, savoir une part d'héritage. C'est abusé par le discours en apparence désintéressé de M. que R.G. , alors un vieillard malade et fragile, s'est laissé convaincre de le reconnaître. Analysant le comportement adopté par M. avant puis après sa reconnaissance - celui-ci ayant en particulier rompu les ponts en janvier 1993 - R.G. a rédigé la clause d'exhérédation litigieuse le 13 juin 1993, laquelle va d'ailleurs dans le sens des motifs désintéressés que le demandeur avait avancés à l'appui de sa demande de reconnaissance.