Il s'agit même d'un cas d'école où deux comparses s'entendent pour se favoriser l'un l'autre en étant conscients qu'ils porteront préjudice au(x) créancier(s) de l'un d'eux. On ne saurait d'ailleurs exclure qu'une entente différente s'agissant du prix, qui ne ressort pas, il est vrai, de la convention du 28 décembre 1994, soit intervenue, même si cela n'est ni allégué, ni évidemment prouvé. 4. Les conditions de l'action révocatoire sont ainsi remplies, la qualité pour défendre du défendeur n'étant par ailleurs pas contestable (ATF 112 II 157, JT 1987 II p.109). Il y a dès lors lieu de révoquer l'acte de cession du 28 décembre 1994.