L'octroi d'un prêt sans intérêts empêche le patrimoine du de cujus d'augmenter et rompt l'égalité voulue entre héritiers par le droit successoral (art.626 CC). Cette libéralité est réductible. Sa valeur, contrairement à ce que soutiennent les demandeurs, n'est pas fonction des taux d'intérêts de la Banque Z. pour les hypothèques en premier rang (CC 00552, D.3/12). Il faut plutôt se référer aux taux usuellement obtenus à l'époque pour les "placements de bon père de famille". Sans la libéralité en effet, le de cujus aurait pu placer le capital prêté, et c'est donc au revenu de ce placement qu'il a renoncé.