Elle doit être réduite. 5. L'octroi par le de cujus d'un prêt sans intérêts de 441'600 francs constitue également une libéralité. On se trouve ici dans un cas d'"abandon de biens, remise de dette ou autres avantages semblables" analogue à l'exemple cité par Piotet (Traité, p.285) du père qui paie la dette du prix du fonds de commerce acheté par le fils lui-même. S'il n'est peut-être pas rare que le prix de vente d'un immeuble entre parent et enfant soit prêté sans intérêts pour des raisons fiscales (D.25), cela n'en constitue pas moins une libéralité car habituellement l'achat d'un immeuble nécessitant des fonds étrangers est financé par un prêt hypothécaire évidemment soumis à intérêts.