On doit admettre qu'en acceptant de continuer de livrer de la marchandise dans ces circonstances, M. AG a consenti à la lésion et a pris le risque de perdre sa créance. Elle avait les moyens d'éviter la réalisation de ce risque en cessant de livrer la marchandise ou en exigeant un paiement comptant. Au demeurant, il serait abusif qu'une société continue de livrer de la marchandise alors qu'elle constate que ses factures ne sont pas honorées, ce qui indique clairement que la situation de sa débitrice est mauvaise, et augmente la dette de cette dernière à son égard en envisageant de recouvrer sa créance contre les administrateurs qui seraient solvables ou l'organe de révision. 7.