En bref, la société demanderesse fait valoir que les deux administrateurs de A. SA connaissaient la situation de surendettement de la société au mois d'août 1992 au moins, qu'elle-même n'avait appris la gravité de la situation qu'au mois de juin 1993 et que, tant le président du Conseil d'administration que le vice-président du Conseil d'administration de la société A. SA savaient qu'ils ne pourraient pas payer la marchandise qu'ils commandaient. En omettant d'adresser un véritable avis au juge, ils ont commis une faute en lien de causalité avec le dommage subi par la demanderesse qu'ils doivent réparer.