En raison de problèmes médicaux et d'un état dépressif, l'épouse de V. A., M. A., également ouvrière, a été reconnue invalide à 100% en juin 1982 et mise au bénéfice d'une rente AI complète. Suite au grave accident de juin 1989, V. A. et M. A. ont introduit action en octobre 1995 contre la Compagnie d'assurances X., assureur RC du détenteur et conducteur du véhicule impliqué. Ils réclamaient entre autres une indemnité pour tort moral de 30'000 francs en faveur de V. A. et une autre de 10'000 francs en faveur de M. A. La demanderesse a conclu au rejet de ces prétentions, en invoquant principalement l'invalidité préexistante des deux époux.