Par ailleurs, il ressort du dossier que la rupture des fiançailles, par la demanderesse, est imputable à l'infidélité de son compagnon. Lors de son interrogatoire, K. a affirmé sans être contredite par le défendeur, qu'elle avait appris, en été 1994, lors de vacances au Portugal, que son ami s'y était rendu accompagné d'une autre femme (D.10). Cette relation a, du reste, été confirmée par la nouvelle amie du défendeur (D.20). Dès lors, la demanderesse a droit à une indemnité équitable au sens de l'article 92 CC, du fait de l'abandon de son emploi. Pour évaluer le dommage subi par la demanderesse, il faut retenir que celle-ci est demeurée deux ans au chômage après son retour du Portugal.