Le droit ne peut favoriser les actes de complaisance que dans la mesure où ils sont raisonnables. Par ailleurs, l'absence d'un contrat écrit ne fournit pas dans tous les cas un indice en faveur d'une pure complaisance dès lors que la demande d'établir un écrit de l'accord intervenu est souvent considérée, par les partenaires vivant en union libre, comme révélant une certaine défiance, incompatible avec leur relation personnelle (Helen Marty-Schmidt, La situation patrimoniale des concubins à la fin de l'union libre, thèse Lausanne, 1986 p.141 ss). La provenance et la valeur économique de la prestation sont à elles seules révélatrices.