En l'espèce, l'existence d'un prêt est démontrée par un faisceau d'indices ainsi qu'une grande vraisemblance. On constate tout d'abord que la demanderesse a versé, au moyen de sa caisse de retraite, 100'000 francs sur le compte du défendeur dans une banque au Portugal pour l'achat d'un appartement (D.2/2; D.11). De son propre aveu, le défendeur entendait, pour acheter cet appartement, compléter ses fonds en contractant un crédit bancaire qu'il aurait donc dû rembourser. Il n'a renoncé à ce crédit que parce que son amie lui avançait la somme manquante. Les témoignages recueillis vont d'ailleurs tous dans ce sens.