Il convient d'examiner si les montants allégués dans le cas d'espèce ont été remis à titre de prêt comme le prétend la demanderesse ou de don comme l'allègue le défendeur. En l'absence de contrat écrit, un faisceau d'indices peut suffire pour admettre l'existence d'un contrat de prêt mais il doit constituer une preuve complète de sorte qu'aux yeux du juge, la remise des fonds ne puisse s'expliquer raisonnablement que par l'hypothèse d'un prêt (ATF 83 II 210). On rappellera à cet égard que si la donation ne se présume pas (P. Tercier, op.cit. p.165; SJ 1977 p.609)