L'acte de vente se référait, quant aux actifs vendus, à une liste établie valeur 31 décembre 1991, dans laquelle ne figuraient assurément pas les créances litigieuses. S'agissant maintenant de la période antérieure, soit celle du 1er octobre 1987 au 31 décembre 1989, c'est C. SA qui était, à l'origine, l'employeur légitimé à demander comptes et restitution de la part du défendeur. La demanderesse fait cependant valoir, à juste titre, qu'en se substituant à C. SA dans les relations de travail avec R., elle a repris les obligations, mais aussi les droits de l'employeur précédent. L'article 333 CO prévoit un tel transfert, sauf opposition du travailleur qui ne ressort nullement du dossier.