Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de la qualification, non contestée, d'acquêt du mari. c) Pour le mari, le compte de l'immeuble ne présenterait en réalité aucun bénéfice. La vente immobilière du 28 novembre 1986, conclue pour le prix de 555'100 francs correspondant à la valeur cadastrale de l'immeuble, serait en réalité une donation mixte, la valeur vénale effective de l'immeuble étant alors de 750'000 francs. En conséquence, pour la différence de 194'900 francs, l'opération correspondrait à une donation du père du défendeur à son fils, qui ne devrait profiter qu'à ce dernier et entrer, pour une part proportionnelle de la valeur vénale actuelle de l'immeuble, dans ses biens propres.