En revanche, il ne se justifie pas de réduire de moitié cette rente dès l'été 1999. En premier lieu, il convient de rappeler la gravité certaine de la faute du défendeur. C'est en outre contrainte par la séparation, consécutive au comportement du mari, que l'épouse a dû reprendre une activité professionnelle à temps partiel dès l'été 1992. Il apparaît en effet que si, d'entente avec son mari, elle a cessé toute activité lucrative après la naissance de l'enfant, la demanderesse n'aurait selon toute vraisemblance pas déjà repris un travail rémunéré si le mariage avait duré, alors que l'enfant (qui souffre d'asthme) avait à peine cinq ans.