Pour fixer la rente, il convient de considérer, comme l'ont fait les premiers juges, la durée du mariage, l'âge des époux et de l'enfant dont ils ont la charge, l'état de santé de la crédirentière, sa formation et ses possibilités de réinsertion professionnelle liées à la situation économique en général. Doivent également être prises en compte la répartition effective des tâches au sein du couple durant le mariage ainsi que la gravité de la faute du débirentier. En l'occurrence, alors que le mariage a duré treize ans, l'épouse n'a interrompu l'exercice d'une activité lucrative que durant cinq ans environ. La faute du défendeur doit être considérée comme grave.