Le 9 juin 1995, la défenderesse a adressé à la IIe Cour civile une requête portant les conclusions suivantes : " Plaise à Madame le juge instructeur de la IIe Cour civile: 1. Déclarer nulle, par manque de formalités essentielles, la demande déposée le 21 avril 1995 par S. contre la Société suisse G.. 2. Fixer au demandeur un délai péremptoire pour refaire son mémoire. 3. Sous suite de frais et dépens. " En bref, invoquant l'article 63 CPC, elle fait valoir que la demande manque d'une formalité essentielle au bon déroulement de la procédure, les faits n'étant pas exposés en termes clairs et articulés en violation de l'article 296 litt.a CPC.