Le défendeur doit être considéré comme un possesseur de mauvaise foi au sens de l'article 940 CC car il a utilisé le matériel du commerce dont la possession lui avait été remise dans la perspective d'une vente qui ne s'est pas réalisée. En effet, il savait que la demanderesse n'entendait pas lui en céder l'usage gratuitement (v. un cas similaire d'un cafetier qui continue d'u- tiliser le matériel d'exploitation du café après l'extinction du bail in ATF n.p. D. c/ J. G. D. SA du 13.7.1993). Le défendeur ne peut invoquer, pour prétendre à sa bonne foi, le fait qu'il a à plusieurs reprises offert à la demanderesse de lui restituer les objets en cause.