Avant même de s'interroger sur le fond du litige, qui concerne en définitive l'accomplissement par le travailleur d'heures supplémentaires et leur rétribution, il convient de se pencher sur un argument du défendeur qui, s'il était retenu, dispenserait d'examiner le fond. Le défendeur estime que, même si la prétention du demandeur était en partie bien fondée, elle devrait être rejetée car elle est constitutive d'un abus manifeste de droit au sens de l'article 2 alinéa 2 CC (fait 80 et chiffres III "en droit" de la demande, chiffre 21 des conclusions en cause du 12 juillet 1996, D 23).